Découverte des chauves-souris
Les chauves-souris sont des créatures fascinantes encore trop souvent méconnues du grand public. Teste tes connaissances, transmets-les à tes amis, ta famille ou tes collègues et deviens à ton tour ambassadeur des chauves-souris !
Vrai ou faux ? Les chauves-souris peuvent s’emmêler dans nos cheveux.
Faux. Il s’agit d’une vieille croyance médiévale propagée pour effrayer les jeunes filles et les dissuader de sortir le soir… Le sonar embarqué des chauves-souris leur permet de détecter et d’éviter le moindre obstacle. Une expérience grandeur nature a été menée à l’entrée d’une grotte d’où des centaines d’individus partaient en chasse chaque soir. Des dizaines de fils barrant l’entrée de la cavité furent tendus avec des grelots suspendus à chacun d’entre eux. Verdict ? Pas une clochette ne sonna ; ni à la sortie massive des chauves-souris à l’heure de la chasse, ni à leur retour ! Vous voilà rassurés ?
Vrai ou faux ? Les chauves-souris sont des espèces nuisibles.
Faux. Bien au contraire, les chauves-souris sont pour nous de précieuses alliées. La plupart des espèces de nos régions sont insectivores et régulent les populations d’insectes. En une seule nuit, une pipistrelle peut consommer jusqu’à 3000 moustiques ! D’autres espèces sont friandes de petits papillons nocturnes comme l’eudémis de la vigne. Sa chenille, connue également sous le nom de ver de la grappe ou de tordeuse, est un ravageur de la vigne.
D’autres espèces tropicales sont frugivores et participent à la pollinisation des arbres, à leur dissémination et donc à la régénération des forêts. Protéger les chauves-souris est bénéfique pour la nature et pour les Hommes !
Vrai ou faux ? Les chauves-souris peuvent pulluler et causer des dégâts dans nos maisons.
Faux. La chauve-souris ne fait pas partie du groupe des rongeurs mais des chiroptères. Ses populations ne croissent pas rapidement comme les souris ou les mulots : les femelles n’ont généralement d’un seul petit par saison. De plus, ce ne sont ni des animaux bâtisseurs ni destructeurs. S’il est vrai qu’elles peuvent installer leur quartier d’hiver dans une cave ou sous un toit, il existe peu de cas de « cohabitation complexe ». Héberger des chauves-souris chez soi est souvent le meilleur moyen de s’intéresser à ces créatures fascinantes, de les observer facilement et d’apprendre à mieux les connaitre.
Vrai ou faux ? Il existe des chauves-souris vampires qui se nourrissent du sang.
Vrai. La plupart de espèces européennes sont insectivores et la plupart des espèces tropicales sont frugivores. Il existe cependant des espèces au régime alimentaire qui sort un peu de l’ordinaire. Certaines espèces consomment volontiers des oiseaux, des poissons et même… du sang à la manière des vampires. Il n’existe que trois espèces sud-américaines qui sont exclusivement hématophages. De petite taille, leur morsure est indolore pour leurs victimes (principalement vaches ou chevaux) et les quantités de sang prélevées sont infimes. On est loin du mythe de Dracula !
Vrai ou faux ? La pose de gites à chauves-souris est la meilleure solution pour leur venir en aide.
Faux. La pose de gites est avant tout un acte de sensibilisation auprès du grand public visant à mieux faire connaitre les chauves-souris, les menaces qui pèsent sur les populations et les moyens de leur venir en aide. La pose de gites peut venir compenser la raréfaction des habitats naturels : anfractuosités, arbres morts, troncs creux, etc… De plus, ces gites artificiels, seront visités et utilisés par certaines espèces sans pour autant correspondre aux besoins et exigences des autres. Ce petit geste doit donc être accompagné, pour être pleinement efficace, de mesures de gestion assurant tout au long de l’année le gîte et le couvert : abandon des pesticides, fauche tardive pour favoriser les populations d’insectes, conservation des arbres morts, etc. C’est en protégeant la santé des écosystèmes que l’on favorise l’accueil de la biodiversité et que l’on bénéficie pleinement de ses multiples services. Protéger la nature, c’est protéger nos vies !