L’histoire des rues d’Eysines

Le choix des noms de rue d’une ville raconte un morceau de son histoire. Vous souhaitez mieux connaître la commune ? Plongez-vous dans le répertoire des rues d’Eysines proposé ci-dessous : cliquez sur la lettre correspondant à l’initiale d’une rue, pour accéder à la liste.

Un projet proposé par Norbert dans le cadre de la 1re édition du budget participatif d’Eysines.

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A

allée Edmond About

  • né le 14 février 1828 à Dieuze
  • mort le 16 janvier 1885 à Paris 9ᵉ
  • écrivain, journaliste et critique d’art français, membre de l’Académie française

avenue René Antoune

  • 2e adjoint au maire d’Eysines Raymond Renouil de 1919 à 1925
  • prénom d’état civil : Jean
  • né le 24 octobre 1882 au Haillan, décédé en 1959 à Eysines (La Forêt)
  • marié et père de 3 enfants, dont l’un d’eux Guy, né en 1917, est maire d’Eysines de 1970 à 1977
  • René Antoune est expert géomètre tout comme son père et son fils

allée François Arago

  • né le 26 février 1786 à Estagel
  • mort le 2 octobre 1853 à Paris
  • astronome, physicien et homme d’État français

Il fut premier ministre de la République française du 9 mai au 28 juin 1848.

allée Louis Aragon

  • né probablement le 3 octobre 1897 à Paris
  • mort le 24 décembre 1982
  • poète, romancier et journaliste français

Il est l’un des animateurs du dadaïsme parisien et du surréalisme.

allée d’Ascot

Nom d’une ville d’Angleterre réputée pour son champ de courses, cette rue est proche de l’hippodrome.

rue Lucie Aubrac

  • née le 29 juin 1912 à Paris de parents originaires de Saône-et-Loire
  • morte le 14 mars 2007 à Issy-les-Moulineaux
  • résistante française à l’occupation allemande et au régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale, avec son mari Raymond Aubrac

allée Jacqueline Auriol

  • née Jacqueline Douet le 5 novembre 1917 à Challan
  • morte le 11 février 2000 à Paris 4ᵉ
  • aviatrice française

Elle est la deuxième femme pilote d’essai en France, après Adrienne Bolland.

rue Ausone

Grand poète latin de IVe siècle de la région de Bordeaux.

allée d’Auteuil

Quartier résidentiel de Paris avec un champ de course. Cette rue donne dans l’avenue de l’hippodrome.

B

rue Honoré de Balzac

  • né le 20 mai 1799 à Tour
  • mort le 18 août 1850 à Paris
  • romancier, dramaturge, critique littéraire, critique d’art, essayiste, journaliste et imprimeur français

Il a laissé l’une des plus imposantes œuvres romanesques de la littérature française, avec plus de quatre-vingt-dix romans et nouvelles parus de 1829 à 1855, réunis sous le titre La Comédie humaine.

rue de Bardenne

Il y a une erreur concernant à la fois le nom mais aussi l’emplacement de cette rue.
Après la Révolution, un des propriétaires d’un domaine situé à la limite de Caudéran et délimité par la rue Jude, la rue des Fleurs, la rue du 8 mai est M. Dardenne. Or, la rue Dardenne n’est pas dans cette zone !
Jusqu’à la Révolution, ce domaine est une maison noble qui porte le nom de Hondebroc. Il appartient ensuite aux frères Jude, puis en 1793 à MM. Ambroise Dardenne et Etienne Larroque ; de 1820 à 1824, nous retrouvons le nom de Dardenne et Cie, négociants à Bordeaux. Le domaine prend alors le nom de Dardenne et le garde. En 1836, M. Fort est le nouveau propriétaire, M. Préclos, négociant à Bordeaux est le suivant et six autres ventes suivent jusqu’au début du XXe siècle.
La maison était construite au nord-est du terrain, proche de la rue Jude et de Caudéran. Ses plans sur les cadastres de 1808,1844 et 1975 la font apparaitre différente à chaque fois. En 1844, elle est construite sur une surface de 125 m2. C’était donc une grosse maison bourgeoise modifiée par ses nombreux propriétaires et démolie après 1975 pour la construction de résidences.

rue du docteur Barrière

  • médecin à Eysines de 1844 à 1884, conseiller municipal de 1846 à 1850
  • né le 29 octobre 1799 à Béguey (Gironde), décédé à Eysines le 18 mars 1884
  • Il se marie à Bordeaux le 7 novembre 1829 avec Françoise Elina Fort ; il est alors étudiant en médecine. Il obtient son diplôme le 19 janvier 1833 à Paris. Le père d’Elina achète le domaine de Bois Salut à Eysines et toute la famille vient habiter cette ancienne maison noble. Ils ont 4 enfants nés à Eysines.
  • Les époux Barrière ont offert un terrain pour la construction d’une nouvelle église édifiée à partir de 1857.

allée Maryse Bastié

  • née Marie-Louise Bombec le 27 février 1898 à Limoges
  • morte le 6 juillet 1952 à Bron
  • aviatrice française, gloire du sport

Elle fut la première aviatrice française à accrocher de nombreux records féminins d’aviation à son palmarès. Ses exploits furent très rapidement médiatisés.

impasse Jean Batisse

  • prénom d’état civil : Jean Louis
  • né le 13 juillet 1931
  • décédé le 26 novembre 2013 à Eysines

Ses parents se marient à Eysines en novembre 1929, son père est originaire de Bourg-sur-Gironde et sa mère, née Georgette Baudon, est du Vigean. Jean Batisse se marie à Eysines le 3 juillet 1954 avec Monique Jeanne Renaud.
Il est président de la société vigeanaise « Le Comité des fêtes de Pâques », au décès de Gilbert Caudéran.

place André et Yvonne Baudon

Les époux Baudon habitent à Eysines, au Vigean rue du Cap de Haut près de l’embranchement avec la rue du Collège Technique. Ils ont un fils, Guy.

Ils s’engagent très tôt dans la Résistance et sont arrêtés en même temps le 25 juillet 1944, lors d’une « descente des Allemands informés d’un dépôt d’armes chez eux ». Ils sont tous deux emprisonnés au Fort du Hâ à Bordeaux. André est fusillé le 1er août 1944, au camp de Souge. Yvonne est déportée dans « le train fantôme » le 9 août 1944 vers Ravensbrück où elle décède de maladie à 45 ans, le 25 septembre 1944.

Leur fils a été élevé par sa grand-mère.

La commune d’Eysines les a honorés en donnant leur nom à une place au Vigean.

allée du Beaucaillou

Sans doute même origine que le lieu-dit Grand Caillou.

rue Simone de Beauvoir

  • née le 9 janvier 1908 dans le 6ᵉ arrondissement de Paris
  • morte le 14 avril 1986
  • philosophe, romancière, mémorialiste et essayiste française.

Souvent considérée comme une théoricienne majeure du féminisme, notamment grâce à son livre Le Deuxième Sexe publié en 1949, Simone de Beauvoir a participé au mouvement de libération des femmes.

allée de Bel Air

Cette allée proche de la rue du Haillan porte le même nom que le château Bel-Air du Haillan.

allée et rue de la Belauze

La rue de la Belauze est une partie de l’ancien chemin rural numéro 31 dit de la Beloze (ou Belose). En 1840, il allait du chemin de l’hippodrome jusqu’à Caudéran et mesurait 650 mètres.

rue Pierre Benoit

  • né le 16 juillet 1886 à Albi (Tarn)
  • décédé le 3 mars 1962 à Ciboure (Pyrénées-Atlantiques)
  • écrivain, membre de l’Académie Française et commandeur de la Légion d’Honneur

Quelques-unes de ses nombreuses œuvres : en 1918 Koenigsmark ; en 1919 L’Atlantide et L’île verte (la plus grande île de l’estuaire de la Gironde) ; en 1921 Le lac salé et Les Suppliants ; en 1923 Mademoiselle de la Ferté ; en 1930 Le soleil de minuit ; en 1960, son dernier roman, Le Commandeur.

rue Henri Bergson

  • né le 18 octobre 1859 à Paris
  • mort le 4 janvier 1941 à Paris
  • philosophe français

Parmi les ouvrages qu’on lui doit, les quatre principaux sont l’Essai sur les données immédiates de la conscience (1889), Matière et mémoire (1896), L’Évolution créatrice (1907) et Les Deux Sources de la morale et de la religion (1932).

rue Hector Berlioz

  • né le 11 décembre 1803 à La Côte-Saint-André
  • mort le 8 mars 1869 à Paris
  • compositeur, chef d’orchestre, critique musical et écrivain français

Parmi ses compositions, on retrouve la Symphonie Fantastique (1830), Requiem (1837), La Damnation de Faust (1846).

rue de la Biblanque

Lieu-dit dont le nom gascon signifie « vigne blanche ».

rue de Blaheraut

Ancien chemin rural n°17 allant au Vigean par les Treytins. Blaheraut n’apparaît pas sur les cadastres.

ronteau de Bois Salut

Ancienne maison noble. Le 2 mars 1990, l’ensemble des bâtiments est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. La partie la plus ancienne (actuelle M3E – Maison de l’économie, de l’emploi et de l’entreprise) a été sans doute construite par Étienne Du Sault vers 1510. La porte de la tour d’escalier est remarquable et encore visible. En 1676, la maison passe par mariage dans la famille Bodin de Saint Laurent. Pendant la Révolution, Antoine Bodin de Saint Laurent est guillotiné. Après la Révolution, les propriétaires successifs sont nombreux et parmi eux les époux Barrière, leurs héritiers et la famille Guiraud. L’immense domaine de Bois Salut est morcelé dès le début du XIXe siècle.
Plus d’infos sur le blog www.association-connaissance-eysines.overblog.com

C

allée du Château

Cette allée est située en face du Château Lescombes.

clos du Cheval Blanc

Vers 1840, une grande maison de 920 m2 appartient à Jacques Dubernat dit Septième, aubergiste. En 1884, ses deux fils sont propriétaires et l’activité de l’auberge a cessé. Nous n’avons jamais trouvé l’appellation « Auberge du Cheval Blanc ».

impasse du Commerce

Cette petite impasse longe la maison Delaube, charcutier-épicier renommé à Eysines au début du XXe siècle.

D

rue et impasse Daniel Danet

  • conseiller municipal de 1935 à 1945
  • prénom d’état civil : Pierre
  • né à Blanquefort le 3 juin 1886, décédé à Eysines le 18 septembre 1962
  • Il est tonnelier lors de son mariage avec Marie Curat (en famille Marguerite), puis jardinier-viticulteur à Lescombes. Il fait don à la commune de terrains permettant d’élargir le chemin existant à l’origine de la rue portant son nom.

rue Hector Danet

  • conseiller municipal de 1925 à 1935
  • prénom d’état civil : Jean
  • né le 12 février 1889 à Eysines
  • marié à Eysines le 21 novembre 1912 à Françoise Yvonne Eyquem, il est laitier à Lescombes. Leur fils Joseph Jean, né le 30 avril 1917 est mort pour la France le 15 juin 1940 à Sainte Ménéhould (Marne), alors qu’il était caporal au 11e RI.

impasse du docteur Daureillan

  • médecin à Eysines de 1896 à son décès en 1945
  • né le 26 décembre 1869 à Auch (Gers), décédé le 30 avril 1945 à Eysines
  • diplômé de l’école de Bordeaux le 1er mars 1895, il est marié à Germaine Chabaud, la belle-fille du pharmacien Emmanuel Durand. Il a une fille Marie Magdeleine, née le 22 janvier 1913 qui devient infirmière. Il achète la maison du 39 avenue de la Libération, maison construite en 1875. Il laisse le souvenir d’un grand médecin au dévouement sans faille. Il se rendait au domicile de ses patients à vélo. Pour lui rendre hommage l’impasse à côté de sa maison porte son nom.

Plus d’infos sur le blog www.association-connaissance-eysines.overblog.com : « Les médecins à Eysines de la Révolution à la Seconde Guerre mondiale ».

place du Général de Gaulle

Charles de Gaulle, communément appelé le Général de Gaulle, né le 22 novembre 1890 à Lille et mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises, est un militaire, résistant, homme d’État et écrivain français.

  • chef de la France libre puis dirigeant du Comité français de libération nationale pendant la Seconde Guerre mondiale
  • président du Gouvernement provisoire de la République Française de 1944 à 1946
  • président du Conseil des ministres de 1958 à 1959
  • instigateur de la Cinquième République fondée en 1958
  • président de la République de 1959 à 1969, le premier à occuper la magistrature suprême sous ce régime

rue du Dées

Cette rue est l’ancien « chemin du Dées au Bourg », le Déhes étant un lieu-dit du Haillan.

rue Raoul Dejean

  • conseiller municipal dès 1939 puis maire d’Eysines de 1945 à 1964
  • né le 12 janvier 1886 et décédé le 17 mars 1964 à Eysines (Lescombes)
  • Il exerce la profession de menuisier comme son père puis devient éleveur de porcs en 1923.
  • élu maire à la Libération en 1945, réélu en 1947 jusqu’à son décès le 17 mars 1964, dévoué au bien public, il fait preuve de grandes qualités. Il a été le maire de l’urbanisation, de la modernisation de la voirie (assainissement, gaz naturel, etc.) En hommage, l’école maternelle du bourg porte son nom.

rue Paul Dumont

  • conseiller municipal de 1908 à 1935, 1er adjoint de 1925 à 1935, maire de 1935 à 1939
  • nom et prénom d’état civil : Dumon René
  • né à Eysines (Lescombes) le 23 février 1870
  • mobilisé pendant la Grande Guerre (classe 1890), en service auxiliaire, réformé en juin 1916, il est renvoyé dans ses foyers en juillet 1916. Il est employé à la Banque de France. En 1939, la mention « décédé » figure sur les listes électorales. Il n’y a pas d’acte de décès à Eysines, il est donc décédé dans une autre ville.

rue Camille Durgeon

  • conseiller municipal de 1912 à 1925
  • prénom d’état civil : Jean
  • né le 23 mai 1859, décédé le 2 juillet 1925 à Eysines
  • veuf de Catherine Ferry, le 18 janvier 1912, il épouse en secondes noces Marie Lasserre
  • employé à la Banque de France, à partir de 1925 il est rentier (retraité)
  • élu conseiller municipal en 1912, en 1919 et en 1925. Le 28 juin 1925, il est « excusé » à la séance du conseil municipal, il décède quelques jours plus tard.

E

rue de l’Église

L’église est de style néo-gothique, son architecte est Gustave Alaux.

L’église a été édifiée en deux tranches :

  1. première tranche de janvier à octobre 1857
  2. seconde tranche du premier trimestre 1869 à février 1870.

Elle est inaugurée par Monseigneur Donnet, archevêque de Bordeaux, à la Toussaint 1857.

impasse des Étables

Après la Seconde guerre mondiale, M. Baney, habitant cette impasse, élève des vaches laitières. Le soir après la traite, son épouse vend sur place le lait aux Eysinais.

G

rue Jacques Georges Girol

  • mort pour la France
  • né le 12 juin 1875 à Eysines, décédé le 18 octobre 1916 dans une tranchée à Régnieville (Meurthe-et-Moselle)
  • marié en 1899 avec Jeanne Patté, père de deux enfants, il est tonnelier
  • élu conseiller municipal en 1912, il est au front en décembre 1914. Cité à l’ordre de la brigade pour avoir montré le plus grand sang-froid lors des combats des 8 et 9 février 1916. Décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze.
  • Il est l’oncle du maire René Girol.

rue du Capitaine Guiraud

  • mort pour la France
  • né le 21 décembre 1883 à Eysines (Lescombes), disparu le 16 septembre au Bois des Buttes

En 1903, lors du recensement de sa classe, il est étudiant (son niveau d’instruction est noté 5, niveau le plus élevé).

En 1902, il sort de l’école militaire de Saint-Cyr (91e sur 515), il est déclaré apte au grade de sous-lieutenant. Nommé Capitaine le 22 mars 1913, affecté au 18e RI à Pau, il prend le commandement de la 1re compagnie du 1er bataillon. Le régiment quitte Pau le 6 août 1914. Le 14 août il est à Andilly (Meurthe-et-Moselle). Il participe à toutes les batailles (Ardennes, Nord, Bataille de Charleroi, Aisne, Seine-et-Marne). Le 15 septembre, le régiment est à Pontavert au pied du Chemin des Dames. Le 16 septembre 1914, Morin Guiraud disparaît lors des combats du Bois des Buttes.

Découvrez-en davantage sur les deux sites suivants :

H

rue Victor Hugo

Victor Hugo est un poète, dramaturge, écrivain, romancier et dessinateur romantique français, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris.

Il est considéré comme l’un des plus importants écrivains de la langue française.

Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a eu un rôle idéologique majeur et occupe une place marquante dans l’histoire des lettres françaises au XIXe siècle. Parmi ses œuvres principales on retrouve Les Misérables (1862), Les Contemplations (1856), Le Dernier Jour d’un condamné (1829).

L

rue Laborde

La famille Laborde vit près de la Croix de Lescombes au tout début du XXe siècle. Julien est bourrelier et Epiphane restaurateur-épicier. L’activité familiale se maintient jusqu’aux années 1960.

Plus de renseignements sur le blog www.association-connaissance-eysines.overblog.com : « Artisans et commerçants à Eysines de 1884 à 1938″

rue du Lagunet

Ancien lieu-dit.

rue et impasse Jean Lahary

  • maire d’Eysines de 1925 à 1935
  • né le 23 janvier 1861 à Labenne (Landes), décédé à Eysines le 24 février 1947
  • marié à Eysines le 11 septembre 1893 à Marie Miqueau (fille d’Aladin Miqueau). Leur fille Suzanne Marie-Jeanne nait à Eysines le 12 juillet 1895.

Il est chef du bureau des Chemins de fer et chevalier de la Légion d’honneur.

allée Lamartine

Alphonse de Lamartine est un écrivain et politique français, né le 21 octobre 1790 à Mâcon.

Il reçoit une éducation classique.

La publication en 1820 de ses poèmes dans le recueil Méditations poétiques lui apporte un succès immédiat et fait de lui un des premiers romantiques. Il est élu à l’Académie française dès 1829.

En 1833 il est élu député. En février 1848, il devient le chef de file du mouvement révolutionnaire. Membre du gouvernement provisoire qui proclame la IIe République, Alphonse de Lamartine contribue ensuite fortement à l’abolition de l’esclavage. Sa carrière politique s’achève rapidement avec l’arrivée au pouvoir de Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, contre qui il perd les élections présidentielles.

Lamartine reprend alors ses travaux d’écriture et publie notamment le roman Graziella en 1852 et ses Œuvres complètes en 1849-1850.

Alphonse de Lamartine décède le 28 février 1869 à Paris à l’âge de 78 ans.

place Gabriel Lamboley

Conseiller général du canton de Blanquefort du 12 janvier 1947 à 1964, affilié à La SFIO.

Une partie de sa famille habitait Lescombes dans une maison aujourd’hui démolie à l’angle des avenues du Taillan et René Antoune.

allée du lavoir

Dans la rue Parmentier toute proche, un lavoir a existé jusque dans les années 1980.

impasse de Lescalle

Ancienne maison noble de Plassan, le château Lescalle a une très longue histoire.

En 1474, Arnaud de Costelande est cité comme bourgeois de Bordeaux et seigneur de la maison noble de Plassan. Au cours du XVIe siècle, le domaine se transmet dans la famille Capdeville. Le nom « Lescalle » s’impose à partir du milieu du XVIe siècle. À la fin du XVIe siècle, une nouvelle famille de seigneurs apparait avec Jehan de La Serre puis Antoine de Lasserre, conseiller du Roi en la Cour de Bordeaux. En 1703, Pierre Cro(i)zillac, bourgeois et marchand de Bordeaux, acquiert la maison de Lescalle. À partir de la fin du XVIIIe siècle et durant le XIXe siècle, nous retrouvons dans les documents le nom de la famille Abiet. Enfin, au cours du XXe siècle, plusieurs propriétaires vont se succéder comme le marquis Du Vivier ou plus récemment M. Forner…

Cette demeure est composée d’un corps de logis du XVIe siècle auquel ont été ajoutés des éléments de construction au XVIIIe (élévation du logis) puis au XIXe siècle (partie néogothique). Le château est entouré d’un beau parc à la française.

avenue de la Libération

Il est difficile de parler de la libération d’Eysines. Les Allemands sont partis… Peut-on retenir la date du 28 août 1944 comme Bordeaux ? Un arrêté du Préfet de la Gironde en date du 18 janvier 1946 fixe la date officielle pour l’arrondissement de Bordeaux : le 11 octobre 1944.

cité de Londres

Pendant l’occupation allemande, une habitante de cette impasse aurait eu des « relations » avec Radio Londres et aurait demandé que l’impasse en garde le souvenir.

M

impasse de la Maison Haute

La maison avec un étage, située au fond de l’impasse, est bien visible alors que les maisons autour sont basses.

rue de la Marne

Référence aux deux batailles de la Marne au cours de la Grande Guerre : du 5 septembre 1914 au 12 septembre 1914 et du 15 juillet 1918 au 6 août 1918.

rue du Maurrat

Ancien lieu-dit.

impasse du May du Merle

Ancien lieu-dit.

avenue Jean Mermoz

Jean Mermoz, né à Aubenton ou Guise, le 9 décembre 1901 et disparu dans l’océan Atlantique le 7 décembre 1936, est un aviateur français, figure légendaire de l’Aéropostale, surnommé l’« Archange ».

Il est aussi un des membres fondateurs et vice-président, en 1936 du Parti social français (PSF) avec le colonel François de La Rocque, ancien président des Croix-de-Feu.

impasse des métiers

Dans cette impasse, se trouvaient un garagiste et un couvreur et juste en face, avenue de la Libération, un ferronnier-forgeron et un boulanger.

rue Michel

Cette rue devrait s’appeler Mitchell.

Pierre Mitchell, gentilhomme irlandais, crée en 1723 une verrerie à bouteilles dans les palus des Chartrons.

En 1734, il transfère son industrie à Lescombes. Ayant obtenu le privilège de verrerie royale en 1739, il s’établit définitivement à Bordeaux mais continue longtemps de tirer d’Eysines le sable nécessaire à son industrie.

Il meurt en 1740. Son fils François Patrice est trop jeune pour diriger la verrerie. C’est donc Jeanne Hicky, son épouse, qui pendant une dizaine d’années va être une des premières femmes chef d’entreprise à Bordeaux.

rue et impasse Aladin Miqueau

  • maire d’Eysines de 1888 à 1919
  • prénom d’état civil : Léonard
  • né à Eysines le 15 novembre 1843, décédé le 3 décembre 1922 dans sa maison à Eysines (au May du Merle)
  • marié le 12 octobre 1869 à Suzanne Meynard, veuf le 13 décembre 1879, père de Marie (Madeleine en famille) née le 1er novembre 1871

Cultivateur de profession, c’est un homme engagé. Affilié au Comité Républicain, il est élu maire le 5 juin 1888 et exerce sept mandats consécutifs jusqu’aux élections du 30 novembre 1919.

En 1881, est créée l’Union syndicale des jardiniers maraîchers de la Gironde ; Aladin Miqueau fait partie des 26 membres fondateurs. Il en est le vice-président de 1887 à 1897, puis président de 1901 à 1904.

Plus de renseignements sur le blog www.association-connaissance-eysines.overblog.com : « Aladin Miqueau, maire d’Eysines de 1888 à 1919« 

rue du Montalieu

À la fois ancien lieu-dit et patronyme.

rue et allée du Moulin à vent

Le 26 septembre 1749, Guillaume Ponson, maître boulanger, obtient de la Jurade de Bordeaux l’autorisation de construire à Eysines un moulin à vent. Il le transmet par héritage à son fils en 1767. Au décès de celui-ci, c’est son fils Jean qui en hérite (en l’An II) et le fait raser.

L’emplacement exact de ce moulin n’a pas été retrouvé, il était près du point culminant situé au début de la rue du Moulin à vent, au niveau du Plateau.

rue Gabriel Moussa

  • conseiller municipal de 1925 à 1935 puis maire d’Eysines de 1939 à 1945
  • prénom d’état civil : Henri
  • né le 24 mars 1886 à Eysines (Montalieu), décédé le 27 juin 1955
  • agriculteur, marié à Eysines le 9 juin 1920 à Catherine Curat, qui décède le 14 septembre 1935

rue Alfred de Musset

Alfred de Musset est un poète, dramaturge et écrivain français de la période romantique, né le 11 décembre 1810 à Paris, où il meurt le 2 mai 1857.

Il fréquente les poètes du Cénacle de Charles Nodier et publie à 19 ans Contes d’Espagne et d’Italie, son premier recueil poétique. Il se fit aussi connaître par sa pièce Les Caprices de Marianne, par son recueil de poésies Les Nuits et par son ouvrage La Confession d’un enfant d’un siècle.

P

rue Emmanuel Paranteau

  • conseiller municipal de 1935 à 1945
  • prénom d’état civil : Méric
  • né le 20 décembre 1877 à Eysines, décédé le 16 avril 1965
  • marié le 13 avril 1911 à Marie (en famille Isabelle) Brouard, originaire des Maîtres (Eysines), d’une famille de laitiers. Ils ont trois enfants François (en famille Georges) né en 1906, Marguerite (en famille Georgette) née en 1911, Pierre né en 1921. Ce dernier est lui aussi laitier.

rue Parmentier

Pharmacien (1737-1813). Il publie en 1789 le Traité sur la culture de la pomme de terre.

avenue de Picot

L’origine du « Bois de Picot » est très ancienne, le nom est porté sur un plan de 1622.

Ces terrains font partie du tènement d’Artigue Arnaud : il s’agit donc d’un territoire qui a été défriché pour donner des terres labourables et des vignes.

rue Lucien Piet

Né à Eysines (le Vigean) le 23 septembre 1873, décédé à Eysines le 28 mars 1956.

Petit-fils et fils d’entrepreneur de bâtisse, il commence par ce même métier, mais l’abandonne assez vite pour reprendre le jardinage comme les Curat, sa famille maternelle au Bourg.

Il est célibataire et fait don à la commune d’anciennes vignes dans le secteur où se trouve aujourd’hui le collège Albert Camus.

avenue de la pompe

Un lieu-dit « la pompe » est mentionné en 1627 à propos du marais de Langlet.

Le mot « pompe » désignait les vannes permettant de faire passer l’eau de la jalle vers les fossés d’irrigation et les conduits, généralement en bois, permettant à l’eau de traverser chemins et digues.

place Étienne Ponson

  • premier maire d’Eysines élu le 14 février 1790
  • né le 20 mars 1736 à Eysines, marié à Marie Bacquey en août 1767 à Saint-Jean-d’Illac.

Charpentier de barriques (tonnelier) et marchand à Eysines, il est élu maire d’Eysines le 14 février 1790 pour une courte période. Étienne Ponson décède à Pessac avant le 26 mars 1795, date de l’inventaire après décès effectué en présence de trois de ses enfants.

R

rue Léon Raffi

  • conseiller municipal en 1878 puis maire d’Eysines de 1882 à 1888
  • né le 28 mai 1833 à Figeac dans le Lot, décédé au Haillan le 29 décembre 1908

Il se marie à Eysines le 12 mai 1865, il est menuisier et habite à Bordeaux. Son épouse Marguerite Protin est née le 3 septembre 1839 à Woël dans la Meuse. Lors de son mariage, elle est sans profession et demeure à Lescombes. Le couple s’installe sans doute à Lescombes avant 1869 où nait leur première fille Marie Jeanne le 9 mai 1869, et la seconde Jeanne Marie le 6 avril 1872.

Pendant son mandat, en 1882, la poste ouvre son bureau rue de Verdun, la même année la commune achète un terrain pour construire l’école des filles. En 1885, l’école des filles et la classe maternelle reçoivent les élèves et la gare de chemins de fer est construite.

Léon Raffi quitte Eysines en 1888 ou 1889 pour Villandraut.

À Eysines, il a exercé la profession de menuisier. À Villandraut en 1893, lors du décès de sa fille Jeanne Marie, il est receveur buraliste.

rue Raymond Renouil

  • maire d’Eysines de 1919 à 1925
  • né à Saint-Médard-en-Jalles le 10 mai 1861, décédé le 5 mars 1941 à Eysines
  • marié le 14 mai 1882 à Marie Argillos, il est agriculteur et habite à Lescombes la maison à l’angle de l’avenue du Taillan et de la rue qui porte son nom. Son fils Matthieu René est né en 1883, il est marié à Jeanne Dabadie. Son petit-fils né en 1907 est marié à Jeanne Meynard. Ils ont un fils né en 1931 et une fille née en 1940.

Les propriétés de Raymond Renouil (plus de 15 hectares à Eysines et des parcelles au Taillan) viennent du père de son épouse Marie Argillos, fille de Matthieu Argillos et de Marie Durousseau.

En février 1920, à la demande de M. Renouil, le conseil municipal interdit les déambulations de carnaval dans les rues en considération des grands deuils. La même année, on décide d’installer le monument aux morts sur la place de l’église. On peut lire sur le monument : « Inauguré le 23 octobre 1921- M. Renouil, Maire – M. Dumont, Président du comité ».

S

rue Gabriel School

  • conseiller municipal de 1896 à 1919
  • prénom d’état civil : Pierre
  • né le 13 décembre 1860 à Eysines (le Vigean)

Il est tonnelier à Lescombes. Il se marie avec Jeanne Denigès qui décède le 3 janvier 1922, puis avec Marie Massé le 28 novembre 1924. Ils quittent Eysines sans doute en 1946, leurs noms sont barrés sur les listes électorales de cette année-là.

rue et impasse Seguin

Est-ce en souvenir de Seguin Carpentey ? En 1307, il fait donation aux religieuses de Sainte Claire de la maison noble « salle Carpenteyre » située actuellement au n 7 de la rue Seguin.

Plus de renseignements sur le blog www.association-connaissance-eysines.overblog.com : « La Salle Carpenteyre« .

allée de la Source

Évocation d’une des nombreuses sources d’Eysines.

T

rue Jean Tougne

  • instituteur et secrétaire de mairie
  • né en 1854

Instituteur à l’école des garçons de 1900 à 1915, il est marié, père de Jean Joseph René instituteur et de Jean Georges. Le 6 juillet 1915 Jean Joseph Réné, 20 ans, est déclaré mort pour la France. Jean Georges, 34 ans, disparait le 26 février 1916 dans le naufrage du Provence II au large de la Crête.

Jean Tougne quitte Eysines en 1925 pour Saint Loubès.

V

avenue de Verdun

Référence à la bataille de Verdun du 21 février 1916 au 18 décembre 1916, durant la Grande Guerre.

place de la Victoire

Laquelle : 1918 ? 1945 ?

impasse du Vieux Puits

Comme dans beaucoup de cours communes, existant sans doute depuis l’édification des maisons, un puits fournit l’eau à plusieurs familles. La plupart des puits sont répertoriés sur le cadastre de 1844.

rue des Vignes

Située au lieu-dit la Biblanque (la « vigne blanche »).

rue des Vignobles

Pas de vignes à cet endroit. Des viviers, lavoirs et cressonnières alimentés par de nombreuses sources occupaient une partie de ces parcelles.

rue du Vignan

Lieu-dit autrefois planté de vignes.

allée Alfred de Vigny

Alfred Victor de Vigny ou comte de Vigny, est né le 27 mars 1797 à Loches et meurt le 17 septembre 1863 à Paris 8ᵉ.

C’est un écrivain, romancier, dramaturge et poète français. Figure influente du romantisme, il écrit parallèlement à une carrière militaire entamée en 1814 et publie ses premiers poèmes en 1822.

Ses œuvres principales sont Poèmes antiques et modernes (1822), Cinq-Mars (1826), Chatterton (1835), Stello (1832), La Maréchale d’Ancre (1831).

impasse du Lieutenant Villemeur

  • mort pour la France
  • né le 26 juin 1881 à Eysines, mort le 8 novembre 1915

Lieutenant dans l’Infanterie Coloniale, au bataillon de l’Oubangui, il s’illustre et démontre sa bravoure. Le 8 novembre 1915 à 34 ans, il est tué à l’ennemi, à Itongo, au Cameroun, colonie allemande à l’époque.

Le Lieutenant Villemeur a été fait Chevalier de l’Ordre de Léopold à titre posthume et a reçu la Croix de guerre belge. En effet, les troupes françaises de l’Oubangui-Charri sont alors sous commandement belge.

Z

rue et allée Jean Zay

Jean Zay, né le 6 août 1904 à Orléans et mort assassiné par la Milice le 20 juin 1944 à Molles, est un avocat et homme politique français.

Il est sous-secrétaire d’État à la présidence du Conseil, ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, député du Loiret et conseiller général.

Parmi ses œuvres, on peut citer Souvenirs et solitude, Chroniques du Grenier, La Réforme de l’enseignement.

4 septembre 1870

place du 4 septembre

C’est une des premières places d’Eysines à avoir un nom dès le début du XXe siècle, tout comme la place Charleroi au Vigean.

Le 2 septembre 1870, Napoléon III capitule à Sedan face aux armées allemandes. Apprenant la nouvelle, les Parisiens envahissent le Palais Bourbon et exigent l’instauration de la République. Les députés républicains, dont Léon Gambetta et Jules Favre, constituent un gouvernement provisoire. Le 4 septembre 1870, la IIIe République est proclamée du balcon de l’Hôtel de ville de Paris.

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