Les oiseaux quiz 1

Les oiseaux sont de précieux alliés. Ils contribuent à la régula􀆟on des insectes (notamment
des moustiques !) et à la dispersion des plantes. Sachons les accueillir dans nos parcs et
jardins pour bénéficier de leur présence et des nombreux services qu’ils nous rendent.
Teste tes connaissances sur quelques espèces communes de nos parcs et jardins, transmetsles
à tes amis, ta famille ou tes collègues et deviens à ton tour ambassadeur des oiseaux !

Vrai ou faux ? Les naturalistes qualifient les pics d’« espèces parapluie », car ces oiseaux
s’abritent sous une large feuille maintenue dans son bec en cas de pluie.

Faux ! En écologie, une espèce parapluie désigne une espèce (animale ou végétale) dont la
présence favorise celle d’autres espèces. Les pics creusent des loges dans les arbres pour s’y reproduire. En laissant leurs cavités abandonnées d’une saison sur l’autre, ils créent des
habitats favorables à l’accueil de toute une biodiversité : chouettes, mésanges, sitelles,
chauves-souris, etc. Les « espèces parapluie » protègent et abritent de nombreuses autres
espèces. Accueillir et protéger les pics dans nos parcs et jardins, c’est protéger toute la
biodiversité associée.

Vrai ou faux ? Certains pics peuvent mourir de commotions cérébrales à force de creuser le
tronc des arbres.

Faux. Les pics sont de véritables « marteaux-piqueurs » capables de creuser des loges dans des troncs sur plus de 30 centimètres de profondeur. En une minute, c’est plus de 150 coups de becs en moyenne qui s’abattent violemment sur l’emplacement du futur trou.
Pour chercher leur nourriture ou marquer leur territoire (tambourinage) ils peuvent piquer
un arbre jusqu’à 20 fois par seconde ce qui représente en moyenne 12 000 frappes par jour !
Le piquage génère une force 10 fois supérieure à celle qui provoquerait une commotion
cérébrale chez l’homme… Heureusement, l’anatomie des pics est spécialement conçue pour absorber cette force et éviter qu’ils ne se blessent.
Leur langue très longue (jusqu’à 3 fois la longueur du bec) s’enroule autour du crane et agit
comme une ceinture de sécurité qui absorbe une partie de l’énergie liée aux chocs. La nature a tout prévu : aucun risque de commotions cérébrales pour ces véritables « têtes de pioches ! »

Vrai ou faux ? Les martinets peuvent parcourir en vol 6 fois la distance Terre-Lune dans leur
vie.

Vrai. Les martinets passent leur vie dans les airs et ne se posent jamais sauf pour bâtir leur
nid, couver leurs oeufs et nourrir leurs petits. Les martinets sont des as de la voltige capables
de voler à 100 km/h en moyenne avec des pointes observées à 160 jusqu’à 200 km/h sur de
courtes distances. Ils sont capables d’effectuer des centaines de km par jour à la recherche
d’insectes.
Migrateurs venus d’Afrique du Sud, les martinets rejoignent l’Europe et leur site de nidification
dès la mi-mai. Avec une espérance de vie autour de 10 ans en moyenne, un martinet effectue
près de 5 millions de km soit 6 fois la distance séparant la Terre de la Lune. Des performances
qui laissent songeurs les ingénieurs en aéronautique !

Vrai ou faux ? Les martinets dormant en volant

Vrai. Les martinets passent quasiment toute leur vie en l’air. Un martinet trouvé au sol est le
plus souvent un jeune tombé du nid. Ses pattes sont totalement inadaptées à la marche ce qui rend le décollage impossible. Le martinet passe donc sa vie dans les airs : il se nourrit, boit, fait sa toilette et s’accouple même en plein vol.
Plus étonnant encore, les martinets dorment aussi en volant ! En effet, au crépuscule, des
colonies entières se regroupent par dizaines voire par centaines et commencent alors une
ascension vertigineuse. Ces voiliers hors pairs montent jusqu’à 2 000 mètres d’altitude en
suivant les courants aériens. Ils se laissent ensuite retomber lentement, en effectuant de
grands vols planés circulaires. Durant cette descente contrôlée, le martinet met en veille une moitié de son cerveau et confie le pilotage à l’autre moitié avant de reprendre ses acrobaties dès l’aube venue.

Vrai ou faux ? La sitelle torchepot s’appelle ainsi parce qu’elle est experte en maçonnerie.

Vrai. La sitelle est un oiseau cavernicole de nos forêts qui recherche des cavités naturelles ou
d’anciennes loges de pic pour y faire son nid. Si le passage est trop large, la femelle en
maçonne l’entrée avec de la boue, pratique qui lui vaut son nom de « torchepot ».
La sitelle est un passereau très agile descendant souvent le long des troncs d’arbres tête la
première. Ce passereau se nourrit principalement d’insectes, notamment de chenilles et de
coléoptères qu’il trouve sur les troncs et les branches. En automne et en hiver, son régime
est complété de fruits secs et de graines.
La Sittelle torchepot fait des réserves de nourriture tout au long de l’année mais surtout en
automne. Elle coince des graines dans l’écorce des arbres, parfois dans des murs ou au sol, et les cache à l’aide de lichen, de mousse ou de morceaux d’écorces.

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