Vrai ou faux. Les hirondelles hivernent bien à l’abri dans les roselières.
Faux. Aujourd’hui, c’est un fait bien connu : les hirondelles sont des oiseaux migrateurs. Elles
quittent nos contrées à la fin de l’été pour rejoindre les régions plus tempérées d’Afrique
subsahariennes et y passer l’hiver. Au printemps suivant, elles feront le chemin inverse pour
se reproduire à l’endroit de leur naissance ; si elles survivent à ce long périple.
Mais la migration des hirondelles, et des oiseaux en général, est longtemps restée un
mystère. Au IIIème siècle avant JC, Aristote pense que le rouge-gorge est une métamorphose hivernale du rouge-queue ou que certains oiseaux comme les merles, les tourterelles et les hirondelles, s’engourdissent dans la vase après avoir perdu leurs plumes pour renaitre au printemps.
Ce n’est que vers la fin du XVIIIème siècle que le naturaliste Buffon remet en cause cette
théorie de l’hibernation et commence à envisager que les hirondelles vont passer l’hiver plus au sud, là où le climat leur est plus clément. Il faudra attendre le 23 décembre 1912 pour en obtenir la preuve incontestable lorsqu’un individu bagué en Grande bretagne fut retrouvé quelques mois plus tard… en Afrique du Sud.
Vrai ou faux ? Tous les oiseaux font un nid.
Faux. Quand on pense à la nidification des oiseaux, l’image qui vient à l’esprit est celle d’un nid douillet fait de brindilles, de feuilles et de divers autres matériaux naturels. La plupart des oiseaux des jardins optent en effet pour cette solution comme les merles, rouges-gorges ou chardonnerets. D’autres oiseaux bâtisseurs creusent des loges dans les arbres (les pics), dans les berges (les marins-pêcheurs) ou bien confectionnent leur nid à la manière des potiers, (les hirondelles) en modelant de la terre humide. Cette pratique du nid, bien que très répandue, n’est pas pour autant universelle chez les oiseaux. La construction d’un nid est une tâche qui demande beaucoup de temps et d’énergie. Certaines espèces ont donc décidé d’aller au plus vite, voire de s’en passer totalement.
Le martinet noir, par exemple, se contente de collecter en vol des particules en suspension
pour faire son « nid », qu’il colle ensuite avec sa salive pour former un anneau. D’autres
espèces, comme le faucon crécerelle ou la chouette hulotte, se contentent de rembourrer un peu leur site de nidification, mais ne construisent pas de nid comme le font les passereaux comme les merles. Certaines espèces pondent leurs oeufs directement au sol quand d’autres préfèrent squatter le nid fait par d’autres comme le coucou. En matière de nid : tous les goûts sont dans la nature !
Vrai ou faux ? Le chardonneret élégant est un oiseau migrateur des îles Canaries.
Faux. Malgré ses allures d’oiseau exotique, le chardonneret élégant est un oiseau sédentaire
de nos parcs et jardins. Il est présent et visible toute l’année bien que discret en période de
reproduction. On l’observe plus facilement en automne et en hiver quand il recherche
frénétiquement les graines de chardons, de bardanes, de pissenlits ou encore d’aulnes.
Exclusivement granivore, il se montre très agile dans le prélèvement des graines même les
plus petites. Il se nourrit en voletant d’une plante à l’autre, souvent en bande, dans des
positions parfois très acrobatiques. Sa nourriture préférée est la graine du chardon, qui lui a
donné son nom français. Il vient facilement au jardin pour peu qu’il y trouve une nourriture
abondante et diversifiée.
Vrai ou faux ? La pose de nichoir est le meilleur moyen de venir en aide aux oiseaux.
Faux. C’est un des moyens qui permet de compenser la perte des habitats naturels suite à
l’urbanisation galopante et l’artificialisation croissante des milieux. La pose de nichoirs doit
donc être accompagné, pour être pleinement efficace, de mesures assurant tout au long de
l’année le gîte et le couvert : abandon des pesticides, fauche tardive pour favoriser les
populations d’insectes, conservation des arbres morts, etc. C’est en protégeant la santé des écosystèmes que l’on favorise l’accueil de la biodiversité et que l’on bénéficie pleinement de
ses multiples services. Protéger la nature, c’est protéger nos vies !
Vrai ou faux ? Il faut laisser vivre le bois mort !
Vrai. « Laisser vivre le bois mort » peut paraitre une affirmation contradictoire mais à y
regarder de plus près, les vieux arbres et les bois morts sur pied ou au sol foisonnent d’une
vie insoupçonnée. Le bois mort est même considéré en écologie comme le « moteur de la
forêt » qui abrite et nourrit des centaines d’espèces d’insectes, de champignons, de petits
mammifères et d’oiseaux. Parmi ces derniers, certaines espèces y trouveront un refuge pour
passer la nuit, un site de nidification, des matériaux pour la confection de leur nid et une
source de nourriture abondante et diversifiée. Toute cette vie contribue à la lente
décomposition du bois qui, en bout de chaine, retournera au sol sous forme d’humus
nourricier pour les plantes. Laisser vire le bois mort est le premier acte de gestion d’un
espace accueillant pour le vivant.